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Ecriture, Mémoires d’un métier – Stephen King

Quand le maitre du suspens décide de nous donner ses astuces d’écriture, ça ne se refuse pas !

Du plus loin que je me souvienne, King est l’auteur que j’attribue au suspens et au genre horrifique. C’est assez bizarre car je n’ai lu que peu de ses oeuvres.

Pourtant, il a cette aura qui nous fait immanquablement penser à lui lorsque qu’on parle de clown maléfique, d’adolescente possédée ou d’écrivain maudit. On remerciera en partie Hollywood pour avoir adapté plusieurs de ses romans (Shinig, Carrie, La Ligne Verte …)

J’ai abordé ce livre en m’attendant à un bête manuel. Il n’en est rien.

Le bouquin est décomposé en 3 parties.

La première concerne le rapport de King à l’écriture. C’est une partie d’une centaine de page, autobiographique et passionnante. On y apprend entre autres qu’il n’était pas écrivain à plein temps, qu’il a enchainé les petits boulots ingrats, qu’il était alcoolique et fumeur invétéré, qu’il a écrit les Tommyknockers alors qu’il était accro à la cocaïne et tant d’autres anecdotes.

Cette partie est intéressante car elle présente l’homme avec ses forces et ses faiblesses. On voit que Steve, comme il aime se surnommer, n’a jamais arrêté d’écrire peu importe les problèmes qu’il a pu rencontrer. C’est une vraie leçon d’humilité et de persévérance qui est livrée ici.

La seconde partie concerne ce qu’il appelle la boite à outil. On retourne ici la description des outils indispensables au bon écrivain parmi lesquels, l’orthographe, la grammaire, le champ lexical et d’autres. Cette partie sert de transition et pose les prérequis à l’écriture. King y distille beaucoup de petits conseils pour s’améliorer. La plupart paraissent assez évident, ils n’en restent pas moins de bons rappels. 

Vient ensuite la partie sur l’écriture en elle- même. Ici, l’auteur nous offre toutes les petites choses qui permettent à ses yeux d’obtenir un bon texte et de devenir un écrivain correct. La règle d’or étant: lire beaucoup et écrire beaucoup. D’autres suivent: être honnête dans ses dialogues, ne pas utiliser d’adverbes comme lentement, tragiquement; prétextant que l’action doit permettre d’anticiper et de ne pas avoir besoin de ces précisions, supprimer tous les mots inutiles et tant d’autres.

J’avoue avoir acheté le livre précisément pour cette partie. Et je n’ai pas été déçu ! Je n’ai jamais lu de manuel d’écriture auparavant mais tous les conseils trouvés ici sont très précieux à mes yeux. Je n’ai jamais vraiment réfléchi à la manière dont j’écris de la fiction mais je pense que je vais vraiment faire attention la prochaine fois. 

J’ai beaucoup pris l’habitude d’écrire un premier jet puis de le publier sans me relire. Je vais maintenant faire attention à chaque règle édictée dans le bouquin (quitte à ne pas les appliquer si ça ne me convient pas, hein).

En refermant le livre, aucun sentiment de satisfaction ne m’a envahit. En revanche, j’ai ressenti une très grande envie de relire la partie sur l’écriture et de cette fois-ci, prendre des notes !

Aspirants écrivains ou simples curieux, je vous conseille vivement la lecture de ce livre. On a rarement l’occasion d’en apprendre plus sur les techniques d’écriture de nos écrivains favoris.

King confie lui même avoir eu du mal à mettre ce texte sur papier alors ne serait ce que pour lui faire savoir que ce n’était pas en vain , lisez le !

Ecritures mémoires d’un métier – Stéphen King – Le livre de poche – Novembre 2003 – 350 pages